Par un décret rendu public dans la soirée de ce vendredi 20 février, le président de la Guinée, Mamadi Doumbouya, a fixé la date des élections législatives et communales au dimanche 24 mai 2026. L’annonce a été faite à la télévision nationale. Cette décision met fin à la longue attente autour du calendrier électoral et ouvre officiellement une nouvelle séquence politique dans le pays.
Les élections du 24 mai 2026 devront permettre la mise en place d’une nouvelle Assemblée nationale conformément aux dispositions de la Constitution adoptée par référendum en septembre 2025, ainsi que le renouvellement des conseils communaux, dirigés depuis plusieurs mois par des délégations spéciales.
De la transition militaire au retour à l’ordre constitutionnel
La fixation de cette date s’inscrit dans un contexte politique marqué par la dernière ligne droite de la transition ouverte à la suite du coup d’État du 5 septembre 2021. Ce jour-là, Mamadi Doumbouya, à l’époque colonel et patron du Groupement des forces spéciales, prenait le pouvoir, suspendait la Constitution et dissolvait les institutions, promettant une refondation de l’État et un retour à l’ordre constitutionnel.
Après plusieurs étapes, dont l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle Constitution par référendum en septembre 2025, la Guinée a franchi un nouveau cap avec l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. À l’issue de ce scrutin, Mamadi Doumbouya a été proclamé président élu de la République, mettant officiellement fin à la période de transition militaire.
L’organisation des élections législatives et communales constitue désormais l’ultime étape du processus de normalisation institutionnelle engagé depuis 2021. En dotant le pays d’un Parlement élu et d’exécutifs locaux renouvelés, ces scrutins doivent parachever le retour à l’ordre constitutionnel et renforcer la légitimité démocratique des institutions. Ce, malgré la restriction de l’espace civique et politique enregistré ces dernières années.